La réponse de BlueMind

News : l’expertise contradictoire ordonnée par le juge a rendu son verdict, sans aucune surprise pour BlueMind. Nous attendons impatiemment la suite…

News : la communauté, via Framasoft, réagit face au comportement de Linagora

Conformément aux dispositions de la loi du 21 juin 2004 sur la confiance dans l’économie numérique, BLUE MIND exerce son droit de réponse à l’égard des propos tenus par LINAGORA à son encontre.

La communication menée par Linagora à l’encontre de BLUE MIND

Très présent médiatiquement grâce à l’accueil positif de notre solution par les clients et la communauté Open Source, nous le sommes cette fois-ci par les attaques de Linagora qui mène un véritable acharnement juridique et médiatique (publicités à charge dans magazines spécialisés, distribution de tracts et communiqué de presse diffamatoires et dénigrants, contact des clients, prospects et partenaires BlueMind, site web dédié,..) contre BlueMind et ses dirigeants.

Linagora préfère sa vérité à celle du juge

Suite à l’ordonnance du juge de la mise en état du 28/04/2014 qui a rejeté l’intégralité des demandes de Linagora visant à faire interdire ou limiter la diffusion intégrale ou partielle de la solution BlueMind, et permettant une nouvelle expertise (indépendante et contradictoire cette fois sous réserve du paiement de la caution financière par Linagora), Linagora a cru bon de décreter publiquement sa « vérité », une étonnante mise en scène des faits, en dévoilant au passage de nombreux documents confidentiels et morceaux de mails privés sortis de leur contexte et complètement détournés.

Outre la méthode et les nombreuses illégalités qu’elle comporte, de surcroît dans une affaire en cours, il nous semble qu’en France la justice est encore donnée par les juges et de notre côté nous préférons nous en tenir aux faits et à la vérité juridique.

Menaces non fondées contre les clients, partenaires et utilisateurs de BlueMind

Linagora, en l’absence de jugement au fond et malgré l’ordonnance du juge de la mise en état du 28/04/2014 ayant rejeté les demandes d’interdictions totales ou partielles du logiciel BlueMind, se permet de menacer les clients et partenaires de BlueMind en les qualifiant de receleurs ! Ceci est une accusation très grave et non fondée.

Nous rappelons qu’aucune contrefaçon n’est établie malgré les efforts dantesques de Linagora pour essayer de trouver la moindre faute.

De plus et dans tous les cas la licence GPL v3 (standard et Affero) à laquelle sont soumis les logiciels OBM et BlueMind protège explicitement tous les utilisateurs / partenaires / clients à qui est distribué le logiciel contre ce type d’agissement.

Article 8 de la GPL v3 : « … Termination of your rights under this section does not terminate the licenses of parties who have received copies or rights from you under this License. » qui peut se traduire par « La cessation de vos droits en application de cet article n’entraînera pas la résiliation des licences pour les parties qui ont reçu des exemplaires ou des droits de votre part en application de cette Licence. »

Nous n’en resterons pas là !

La violence et la gravité des accusations et des actes, sur le fond et la forme, de LINAGORA à notre encontre suscite nécessairement une réponse juridique adéquate de notre part.

Compléments pour la communauté / écosystème Open Source

Puisque Linagora prétexte de légitimer son action par la défense de l’écosystème Open Source et du logiciel libre et sans rentrer dans le jeu nauséabond de dévoiler les copieux éléments de notre dossier, quelques faits techniques pour la communauté :

  • OBM est écrit en PHP (+ un automate en Perl, qui traite la partie système, et 1 composant de synchronisation obm-sync en java), BlueMind est écrit en full Java / Javascript. Voir les forges ou ohloh par exemple.
  • l’accusation est en réalité restreinte à 2 composants, le logiciel o-push et le module obm-sync. 2 composants java de synchronisation, utilisés par obm :

o-push

(voir http://code.google.com/p/o-push/ ) utilisé également dans BlueMind, dont le développement est public et historisé sur la forge google, est un composant Open Source (GPL v3) qui jusqu’à preuve du contraire et malgré les tentatives d’appropriation, n’appartient pas à Linagora. o-push est d’ailleurs cité explicitement dans le fichier THIRD_PARTY d’obm ! L’auteur original d’o-push, aujourd’hui salarié de BlueMind, vient d’assigner Linagora en justice pour faire respecter ses droits (bien ravi de cette marque de reconnaissance de la part de Linagora qu’il avait pourtant sorti de l’ornière sur un gros projet en présentant et proposant d’utiliser son logiciel o-push : cette présentation est publique dans la forge d’o-push)

obm-sync

composant de synchronisation basé sur web-service, dont quelques fichiers (manipulation de la librairie ical4j, lecture / enregistrement de données..) ont des similitudes dans le core de BlueMind. A noter que :

  • le core de BlueMind comporte 8 fois plus de lignes de code qu’obm-sync référencé dans leur expertise
  • Ces 2 composants sont sous même licence Affero GPL v3. Linagora se renferme donc finalement sur un problème d’en-tếte de fichiers ou un Copyright aurait été supprimé.
    Sans notification de Linagora, après recherche fastidieuse dans les forges en essayant de décrypter une de leur « expertise », il s’agit de 23 fichiers. Nous avons donc ajouté le copyright mentionné, « Copyright @ 1997-2008 Aliasource groupe Linagora » à ces fichiers.

Ce sujet, souvent lié aux modifications en masse des en-tête des fichiers, exécutées par des programmes :

  • se constate dans le code même d’obm. Voir par exemple dans le git obm les commits « OBMFULL-3101 Revert Stato License » ou « OBMFULL-3203 Remove All Licence Stato » sur la librairie Stato, qui a subi un changement de licence, notifié par l’auteur pour rectification
  • est tellement classique qu’il est prévu et géré par la licence même
  • est traité généralement par un simple email dans la logique / éthique du logiciel libre
    Si nous voulons être encore plus précis, la licence GPL v3 (standard et Affero, article 8 toujours) traite très bien le sujet (et non la GPL v2, ce qui explique la tentative de Linagora de modifier entre 2 assignations son chef d’accusation en indiquant que son logiciel était finalement sous GPL v2, ceci étant contredit directement par leur propre constat rendu public..). Elle indique clairement qu’en cas de détection d’un problème sur les conditions d’utilisation, vous devez notifier la personne en question « de façon raisonnable » avec pour objectif la correction du problème. Dès que le problème est corrigé (dans un délais de 30 ou 60 jours après la notification si notification, sinon il n’y a même pas de sujet) la personne récupère les droits d’utilisation de la licence.

Nous n’avons jamais reçu une telle notification de la part de Linagora.

Pour conclure

Sans compter :

  • les accusations de dissimulation par suppression du terme obm (on le trouve dans certains fichiers d’o-push), alors que notre code est libre et accessible sans contrainte, et que les composants externes utilisés sont explicitement cités dans le fichier LICENCE.txt de BlueMind
  • notre attente de connaître enfin la fameuse licence propriétaire sous laquelle BlueMind aurait été distribué (une saisie qui a tout passé au crible, des clients jusqu’aux emails personnels l’aurait forcément trouvée non ?),
  • que le développement des 2 logiciels et leurs « avancées » sont consultables publiquement

    voila, « l’extraordinaire histoire de la contrefaçon de BlueMind« … façon Linagora..

Aux journalistes, à qui on a vendu « la nouvelle affaire Snowden », vraiment désolé.

L’écosystème, qui a déjà montré qu’il n’était pas dupe (merci pour tous ces témoignages !), appréciera cette croisade qui prétextant « la défense du logiciel libre », sert un tout autre objectif.

Pour notre part nous sommes désolés de cette image négative donnée au logiciel libre et à son écosystème, des débats stériles subis, notamment par les développeurs des 2 parties, qui mériteraient un tout autre respect, et malgré les nombreux encouragements et propositions de publier un site laveritesurlinagora.com (il est instructif de voir que ce domaine a été réservé depuis et surtout par qui !), nous préférons dépenser notre énergie et nos revenus à développer notre produit Open Source.

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